Les médecins n'ont pas encore compris

Que faudrait-il aux médecins pour qu’ils abandonnent leurs privilèges corporatifs et adhèrent au consensus social sur le partage des tâches et responsabilités dans le domaine de la santé?

Toujours frileux de laisser aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) le soin de répondre aux besoins de première ligne dans certains domaines, ils veulent maintenir leur autorité professionnelle sur ces dernières. Déjà que les médecins reçoivent 30 000$ par année pour des supervisions souvent inutiles auprès des infirmières praticiennes, et le même montant pour des frais de bureau qu’elles occasionnent, ils veulent également conserver le sacro-saint pouvoir de poser un diagnostic, comme si tout était question de vie ou de mort pour les patients.

Une partie de la solution, nous le savons, réside dans l’autonomie des IPS. Derrière ces batailles de pouvoir, le partage du pactole est en cause. Cet appât du gain de la part des médecins commence à gruger profondément la patience des Québécois qui se demandent si un gouvernement finira par mettre au pas ces docteurs mercantiles.

Marcel Perron

Neuville