La comparaison entre le SLR et le SRB ne tient pas la route, car Québec ne fait pas le poids, estime l'auteur.

Les lunettes roses de Stéphane Dion

Malgré le piètre dossier de l'Arabie Saoudite en matière de droits de la personne, le ministre des Affaires étrangères ajuste ses lunettes roses pour approuver la vente de véhicules blindés à ce pays.
Malgré le piètre dossier de l'Arabie Saoudite en matière de droits de la personne, le ministre des Affaires étrangères ajuste ses lunettes roses pour approuver la vente de véhicules blindés à ce pays.
Après avoir retiré ses troupes d'une zone de guerre, comment le gouvernement peut-il retourner son chapeau et vendre à d'autres des véhicules meurtriers qui sont conçus pour accomplir de sales besognes?
Le ramassis d'excuses qui nous est servi par le ministre ne convainc personne surtout que celle qui sert à nous émouvoir est bien la menace de perte d'emplois en Ontario. Cette province n'aurait-elle aucune compétence pour créer d'autres emplois? Comme dirait de là-haut le sieur Jean Lapierre, c'est blanc bonnet, bonnet blanc.
Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau
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Une prodigalité montréaliste
Ne perdons plus notre temps à vouloir comparer le temps de réalisation des projets entre, par exemple, le SLR et le SRB, car Québec ne fait pas le poids. La comparaison ne tient pas la route!
La vraie question demeure celle-ci : pourquoi Montréal parvient-elle facilement à obtenir, presque en un claquement de doigts, le financement par la Caisse de dépôt (nouveau Pygmalion) et le gouvernement pour le prolongement de la ligne bleue du métro, la ligne jaune suivra, le pont Champlain de 3,4 km, le pont pour L'Île-des-Soeurs de 470 m, l'échangeur Turcot et le SLR de 5,5 milliards $? Ouf!
Ne me dites pas que Montréal et sa région représentent 50 % de la province, car ils obtiennent plus que 50 % du financement disponible. C'est là que le bât blesse.
Pendant que Montréal baigne dans la prodigalité et se voit offrir le financement pour une Ferrari, Québec, de plus en plus spoliée, doit se mettre à genoux pour financer une bécane. Cela soulève l'ire. Mon explication : le conseil des ministres est à très grande majorité montréalais. Par exemple, quand le député de Mont-Royal, Pierre Arcand, est ministre responsable de la région de la Côte-Nord, cela en dit long sur la domination montréalaise; l'image est forte.
De grâce, ne comparons plus le financement accordé entre Mont-réal et Québec.
Michel Beaumont, Québec