La Fédération autonome de l'enseignement a tenu une première journée de grève le 30 septembre pour protester contre les compressions du gouvernement Couillard dans le secteur de l'éducation.

Les intransigeants

On les entend appeler à la négociation avec en bouche le même discours depuis des années : si la grève dure trop longtemps, nous verrons à protéger le pécule des contribuables. Mais approche le jour où ce sont les contribuables eux-mêmes, en négociation comme salariés, qui affirment souhaiter que les concessions ne viennent pas toujours de leur côté.
Les Labeaume et Coiteux s'en prennent au droit de grève. Ils rassurent la majorité silencieuse qu'ils seront ses gardiens. Mais qu'arrivera-t-il, messieurs, quand cette majorité sera en grève? Aurez-vous toujours le souci que s'arrête l'appauvrissement généralisé qui plombe l'économie en réduisant le pouvoir d'achat?
La richesse est déjà là, créée de toutes pièces depuis des années, camouflée dans les paradis fiscaux, les échappatoires esquivant le paiement d'impôt ou prenant la forme de subventions aux entreprises accordées sous n'importe quel prétexte et s'accumulant en fonds destinés à une haute finance pour une spéculation criminelle confisquant le bien commun en faveur du fameux 1 % gavé.
Qui refuse vraiment de négocier avec le sous-entendu qu'il n'y aura aucune concession pour personne? La seule force capable de secouer l'immobilisme morbide de ce gouvernement, c'est la grève générale unissant tous les salariés comme stratégie pour cesser de négocier au rabais et finalement débloquer les uns avec les autres, unis, une économie que l'austérité menace de faillite.
Guy Roy, Lévis