La comparaison entre le SLR et le SRB ne tient pas la route, car Québec ne fait pas le poids, estime l'auteur.

Les faux frères

On ne pourra surtout pas reprocher à Pierre Karl Péladeau d'avoir été ambigu : comme chef du Parti québécois, son discours était limpide : avec lui, le parti ne cherchait pas, par toutes les pirouettes des anciens chefs, à d'abord prendre le pouvoir pour ensuite commencer à parler d'indépendance comme projet à long terme, et finir par oublier l'article 1 du programme dans une gestion au jour le jour.
Je vois bien que déjà, le chef ayant baissé le poing, on s'empresse, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du parti, de reléguer en douce le coeur du programme, la souveraineté. Doit-on, par peur de perdre le pouvoir, aller jusqu'à renier son âme dans le seul but purement réactif de «se débarrasser» des libéraux? On connaît ce qui est arrivé à Thomas Mulcair. Sa métamorphose d'équilibriste l'a perdu. Un «PQS solidaire» «convergera» vers la ruine des faux frères.
Romain Gagné, Québec