Les esclaves sexuelles

Les articles du 21 et 22 juin de Marc Allard sur les clients de la prostitution ont bien démontré qu’il n’y a pas de volonté réelle pour lutter contre l’exploitation sexuelle des femmes.

D’abord, cessons d’utiliser le mot «clients», le mot «couillons» est plus approprié (il est temps que la honte rejaillisse aussi sur eux). Au Québec, depuis longtemps la sexualité est permise et gratuite. Alors, pourquoi acheter de tels «services»? Au-delà du sexe, ce que les couillons achètent, c’est une esclave souriante et servile. Ça augmente forcément le risque : jusqu’où ira le trip de pouvoir du couillon? Non, il ne s’agit pas d’une relation «entre adultes majeurs et consentants» : beaucoup s’initient à la prostitution à l’adolescence, et puis il n’y a pas de libre consentement. L’argent est une force. Comme la force physique, la force économique peut contraindre la volonté humaine. 

De plus, la prostitution, c’est du travail au noir, une économie parallèle souvent liée au commerce de la drogue et gérée par le crime organisé. Des millions de dollars échappent ainsi au fisc. Il faut aussi penser aux coûts sociaux et médicaux de ces activités. Et dire que pendant ce temps, l’économie légale ralentit parce que les entreprises manquent de personnel!

Que des bonnes raisons pour que les policiers appliquent la loi C-36 et arrêtent les acheteurs d’esclaves sexuelles.

Hélène Marquis, Québec