Les enfants qui plantaient des arbres

Une fois de plus les rivières débordent, les digues n’en peuvent plus de résister et des centaines de sinistrés... la nature se révolte, elle est tellement fragilisée par l’action humaine. Quoi faire pour l’aider à guérir?

Et si on s’inspirait de cette belle histoire de Jean Giono illustrée par Frédéric Back : L’homme qui plantait des arbres. Quand j’apprends que des jeunes d’une école primaire, sensibilisés par leurs enseignants aux menaces climatiques, ont décidé de planter des arbres petits comme eux et qui deviendront grands comme eux et pourront ainsi contribuer à donner à la nature une nouvelle vigueur, purifier l’atmosphère en plus d’ajouter un beau décor à leur environnement. Alors je m’en réjouis. Ces jeunes, à l’intérieur de leur formation, s’engagent aussi à prendre soin de ces bouleaux, chênes, érables, cèdres pour des années à venir, même après leur départ de l’école primaire. 

Près des espaces de jeux, ils rêvent d’un mini-parc qui sera lieu d’ombre égayé par le chant des oiseaux. Des enfants qui plantent des arbres sont des personnes qui s’engagent à rendre la planète plus belle, plus généreuse et en meilleure santé. Et dire qu’il y a des milliers d’écoles au Québec! Espérons que l’initiative se multiplie parce que ce ne sont pas seulement des arbres qui sont plantés, ce sont des ambitions qui poussent dans la tête des jeunes de participer à la «résurrection» de la planète et donner à leurs familles et milieux de vie le goût de contribuer à l’action, à l’espoir d’un environnement plus agréable. Et comme dit la chanson, «c’est le début d’un temps nouveau». Faut-il espérer? Pourquoi pas! Si les jeunes y croient, j’y crois aussi. Je suis convaincu que les municipalités, ça se fait déjà, auront des sous et de la volonté de participer à ces projets éducatifs porteurs de sourires et d’espoir.

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies