Les échecs du nationalisme

En réaction au texte de Lucien Lessard «L'effacement progressif du français au Canada» publié le 13 janvier
Dans la nuit des longs couteaux, René Lévesque a échangé le droit de veto du Québec contre un droit de retrait avec compensation des programmes canadiens. C'est ainsi que, depuis ce temps, les programmes fédéraux de garderies, assurance parentale et médicaments, la formation des travailleurs et bien d'autres programmes sont administrés à prix d'or par le Québec.
C'est en récupérant les pouvoirs un à un de la Grande-Bretagne que le Canada est devenu un État indépendant et non plus une colonie. Ironie du sort, les nationalistes refusent l'indépendance du Canada.
En 1837 et en 1970, grands oubliés de M. Lessard, ce sont les nationalistes qui ont pris les armes pour obtenir plus de pouvoir. Nos patriotes de 1837 ont pris les armes aux côtés des loyalistes du Haut-Canada.
Beaucoup de Québécois quittent le Québec pour de bons empois dans le ROC. Nous assistons au deuxième exode des cerveaux et des bras travaillants. Le premier étant la fuite des tisserands au début du XXe siècle. 
Mais qui nuit le plus au français au Québec? Soixante pour cent des jeunes ne finissent pas leur secondaire et 53 % des Québécois de souche sont illettrés fonctionnels. Le programme scolaire n'est tout de même pas administré par le ROC.
Ce qui ne fonctionne pas au Québec n'est pas la faute d'Ottawa, mais bien de Québec. Lord Durham avait raison, sans accès à une éducation de qualité, les francophones sont condamnés à disparaître. Au lieu de geindre contre les Anglais, retroussez vos manches et cessez de lever le nez sur nos riches entreprises. Sans elles, nous resterons toujours des porteurs d'eau.
Eric Barnabé, Québec
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Haïti, je me souviens
Il y a sept ans, le 12 janvier 2010, Haïti s'écroulait. J'étais dans un restaurant de Québec et c'est à la radio que j'appris la nouvelle. Je crois d'ailleurs que nombreux sont ceux et celles qui peuvent dire où ils se trouvaient exactement ce jour-là. Pour les 200 000 disparus, à la suite du terrible tremblement de terre. Pour les survivants et pour le peuple haïtien, je veux simplement mentionner ici que je me souviens.
La reconstruction est longue et laborieuse et rencontre des embûches de toutes sortes. Mais j'espère qu'un jour, ce pays, si injustement touché, pourra se rétablir et guérir ses plaies.
Yvan Giguère, Saguenay