Maud Cohen

Les défections caquistes se poursuivent

Après Gaétan Barrette, Jacques Duchesneau, Dominique Anglade, Christian Dubé, voilà que la Coalition avenir Québec de François Legault perd de nouveau un gros joueur: Maud Cohen, la présidente du parti.
Au train où vont les choses, je ne serais nullement surpris de voir aussi partir François Bonnardel, Éric Caire et Gérard Deltell, qui iraient prêter main-forte au Parti conservateur de Stephen Harper, qui se prépare déjà aux élections fédérales dans un an. S'il veut sauver les meubles au Québec, celui-ci doit mettre la main sur des candidats de poids.
Comme aucune grosse pointure ne viendra à la rescousse de la CAQ d'ici quatre ans, les trois vedettes caquistes savent pertinemment qu'elles seront toujours dans l'opposition aux lendemains des élections. Par contre, si elles font le saut au fédéral, elles courraient la chance de faire partie d'un gouvernement majoritaire et même de diriger un ministère. Sans compter que le salaire d'un simple député à Ottawa est de beaucoup supérieur à celui de son vis-à-vis à Québec.
En outre, après deux mandats aux Communes, les trois corbeaux (il y a eu trois colombes) pourraient toucher deux pensions de député (l'ancienne ministre libérale à Québec et à Ottawa, Lucienne Robillard, qui dirige la Commission de révision permanente des programmes à 1100$ par jour, pourrait les mettre au parfum). C'est un pensez-y-bien.
Et si jamais l'un ou l'autre devait perdre son pari dans un an, Harper lui dénicherait à coup sûr un emploi des plus payants, peut-être même un siège au Sénat.
Sylvio Le Blanc, Montréal