Les Bye Bye et la télé

Il y avait de bons sketchs dans le Bye Bye 2016 mais, comme pour les autres avant lui, il tournait trop souvent autour de la télévision, comme si le monde devait narcissiquement se ramener au petit écran. J'y vois même de la concurrence déloyale. En effet, pourquoi Radio-Canada profite-t-elle de ce célèbre et attendu bien-cuit annuel pour descendre des émissions de chaînes concurrentes ou s'en prendre avec véhémence à des ennemis séculaires (comme Pierre Karl Péladeau)? Comme de bien entendu, quand la chaîne publique s'arrête sur ses propres productions, le regard est, somme toute, sympathique.
Les Bye Bye coûtent cher aux Canadiens et devraient d'abord servir à passer en revue les événements marquants de la dernière année. Tout ce qui se rapporte à la télévision devrait se justifier (que vient faire France Beaudoin dans une revue de l'année?). Je recommande aux futurs scénaristes de revoir les classiques, et pas seulement ceux d'ici, mais aussi ceux d'ailleurs.
Sylvio Le Blanc, Montréal