Les bonzes et nous

En lisant cette lettre d'appui de bonzes de l'économie de notre région au développement du Port, je suis frappé par l'angélisme de ceux et celles qui ne vivent pas quotidiennement comme nous à Limoilou les problèmes de qualité de vie et les problèmes environnementaux très concrets qui découlent de l'activité du Port.
Je me joindrai au projet de Construire ensemble un Port durable lorsque la direction du Port déposera un projet concret de correction des impacts négatifs actuels, et un projet de développement qui englobera tous les impacts négatifs de l'activité additionnelle. L'Agence fédérale a la prétention de décider pour les résidents de Québec, sans évaluer ces impacts hors propriété comme l'augmentation du nombre de camions. L'expérience passée nous a convaincus du mépris du Port pour éliminer problèmes. La poussière est toujours là...
Au Port de démontrer par des gestes concrets sa soudaine bonne foi avant toute autorisation de développement.  
Paul Crête, Québec
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Chère Amina, ma soeur
La gardienne de mes enfants est musulmane. C'est une deuxième mère pour eux. Elle est d'une générosité sans pareil. Ses valeurs sont belles et honorables : tolérance, accueil, partage, bienveillance. À son contact, j'apprends. Je vis un peu des merveilles de l'Algérie, je goûte les saveurs de son pays. Grâce à elle, je sais faire le thé à la menthe, ce qui n'enlève rien à mon allongé. Nous discutons au sujet du ramadan, de la fête de l'Aid. Elle me parle de ses traditions, qu'elle continue de vivre ici. 
Elle a vécu la guerre et ne veut pas revivre cette horreur. Les événements récents ont été extrêmement difficiles, mais elle comme moi y voyons de l'espoir. Et si la suite était une ère d'ouverture, de tolérance? Et si les consciences s'éveillaient et voyaient, enfin, que nous sommes tous humains. Avec des différences. Et après? Ce n'est pas ça, la beauté de la vie? Chère Amina, ma soeur, merci du fond du coeur d'être dans nos vies.
Martine Carrier-Fraser, Québec
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Paris à l'anglaise
Honte à Tony Estanguet, coprésident de la candidature de Paris aux Jeux olympiques 2024, et à son comité, pour leur manque criant de jugement. En effet, ils ont choisi pour valoriser leur candidature, un slogan officiel unilingue anglais, «Made for sharing», en prétextant, tenez-vous bien, que c'est pour «donner un caractère universel au projet français». 
Plus colonisés que ça, tu meurs!  «Et voilà pourquoi votre langue est muette». Nous rougissons pour vous, de Québec à Paris. 
André Gaulin, Québec