Les ailes de Martine

Encore une fois, on vient de couper les ailes d’une autre femme forte du Québec. Non content de dénoncer son manque de souplesse et la démarche qu’elle a défendue bec et ongles, fallait-il la démolir comme l’ont fait Mario Beaulieu et Gilles Duceppe qui auraient dû, à mon avis, se garder une petite gêne, respectant leur droit de réserve.

Les attaques ont été sournoises, même de la part des médias et spécialement des caricaturistes. Et Philippe Couillard de se hâter de croasser sa joie, lui dont la défaite se profile à l’horizon. Et l’on se demande pourquoi les femmes évitent de se colmater à ce monde «maléfique» qui se complaît dans ses miroirs aux alouettes. Nous, les membres du Bloc québécois, avons la capacité intellectuelle pour juger des compétences de Madame Ouellet pour diriger ou non ce parti sans pour autant subir la hargne qui s’est déferlée sur sa détermination ou son intransigeance.

Que l’on soit pour ou contre, Madame Ouellet demeure une femme de tête dont l’intelligence et la force de caractère dépassent de beaucoup celles de plusieurs de ses détracteurs et on lui doit respect en lui souhaitant un retour à la sérénité.

Sylvia Pelletier-Gravel, Gatineau