Les 100 ans d'un pont délabré

Le pont de Québec aura 100 ans le 20 septembre prochain, un centenaire qui sera célébré pour un pont délabré, couvert de rouille, envers qui ni le CN, ni les gouvernements fédéral et provincial n'ont offert d'investir quelque denier pour le retaper. C'est un peu comme si on soulignait en grandes pompes le centenaire d'un sans-abri!
Un joyau architectural en décrépitude fera l'objet d'une commémoration festive alors que cet anniversaire devrait plutôt être entouré d'une manifestation organisée pour dénoncer à haute voix le laxisme éhonté du propriétaire, à savoir le CN, et des deux paliers gouvernementaux. L'heure n'est pas du tout à la fête, mais plutôt à la révolte...
Henri Marineau, Québec
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Objectif misère
Le ministre François Blais vient d'annoncer qu'il va de l'avant avec son idée irresponsable de rendre obligatoire le programme Objectif emploi et de couper la prestation d'aide sociale des personnes qui ne montreront pas patte blanche, qui ne marcheront pas drette.
Je rage devant cette imbécillité heureuse où les opprimés deviennent des boucs émissaires. Comme si les personnes assistées sociales, les sans-emploi, les exclus et exclues étaient responsables des pénuries d'emploi. Comme si les politiques économiques libre-échangistes et néolibérales n'avaient rien à voir avec les problèmes actuels.
Je rage devant cette haine du pauvre que le ministère de la supposée Solidarité sociale entretient sciemment. Il est tellement plus facile de s'en prendre à ceux et à celles qui n'ont pas les moyens de se défendre. Laissons faire les Uber de ce monde et frappons sur les personnes assistées sociales et les laissés-pour-compte. C'est lâche, facile, tristement électoraliste.
Vraiment, aujourd'hui, je rage contre cette société laide qui encourage la haine du pauvre. Ce n'est pas le Québec que je connais, solidaire et inclusif. Ces politiques de la division sont indignes de ce que nous sommes. Libérons-nous de cette haine et renversons la tendance.
Non à l'approche obligatoire et aux pénalités financières à l'aide sociale!
Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Québec