L’enjeu climatique, silence inquiétant!

En réaction à la chronique «Climat: pourrait-on se parler au lieu de débattre?» de Gilbert Lavoie, parue le 8 septembre

M. Lavoie, nous aimerions vous féliciter pour la pertinence de votre chronique. Pendant cette campagne électorale, il semble aberrant que les partis politiques n’osent se prononcer sur les changements climatiques.

Qu’en est-il du tramway et du transport en commun? Le troisième lien pour la ville de Québec est-il vraiment la solution souhaitable? Pourquoi ne pas réunir nos forces, quelles que soient nos allégeances politiques, pour sauver notre planète? La notoriété d’être au pouvoir prime-t-elle au point d’oublier l’essentiel?

Déjà, les coûts de notre indifférence affectent notre quotidien. Et ce n’est qu’un début.

Sérieusement, les changements climatiques devraient être populaires maintenant pour faciliter la vie des Québécois. N’attendons pas que le ciel nous tombe sur la tête.

Décideurs d’aujourd’hui, vous êtes responsables de l’avenir. À vous de choisir...

Marie Laflamme et Paul-André Gagnon, Berthier-sur-Mer

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ALENA: après l’élection?

Les négociations sur l’ALENA prennent une pause de deux semaines même si un accord semble imminent. Se pourrait-il qu’on préfère attendre après les élections québécoises pour conclure afin d’éviter d’orienter le  vote vers les partis souverainistes? Selon les analystes, il semble probable que la priorité soit donnée aux emplois dans l’automobile en Ontario au détriment de la gestion de l’offre pour les agriculteurs québécois.

Les quatre principaux partis  ont beau exprimer une position unanime à l’égard de la gestion de l’offre, ce ne sont pas eux qui décident! Québécoises et Québécois, réveillons-nous! Jusqu’à quand accepterons-nous que le fédéral prenne de mauvaises décisions pour nous? Entre autres: absence de voie de contournement à Lac-Mégantic cinq ans après le drame; projet d’oléoduc Energie-Est que Justin Trudeau envisageait de nous imposer selon la prétention d’une primauté de l’intérêt national sur celui d’une province, malgré la juridiction de celle-ci sur son territoire, projet qui pourrait être réactivé au besoin; non-respect des cibles du Canada quant au plan international de réduction des gaz à effet de serre, malgré les beaux discours de lutte  contre les changements climatiques; achat pour 4 milliards du controversé oléoduc Trans Mountains alors qu’aucune entreprise privée n’en veut; etc.

Que faut-il de plus pour qu’on s’indigne collectivement et décide de prendre nos propres décisions? On pourrait difficilement faire pire que maintenant! Plusieurs pays, dont la Norvège, la Suède, le Danemark sont moins populeux que nous et sont pourtant souverains avec un indice de bonheur élevé. Allons, Québecoises et Québecois, debout! Allons voter et exprimons notre autonomie et notre fierté québécoise!

Nicole Lagacé, Saint-Pascal-de-Kamouraska