Près de 5000 personnes se sont réunies dans l'aréna Maurice-Richard.

L'empathie, à l'année

Lors d'une partie de hockey, il y a toujours l'équipe locale qui joue contre les visiteurs. En ce qui concerne les funérailles des victimes de la tuerie de Québec, cela n'existait plus. À l'aréna Maurice-Richard, où j'ai assisté à la cérémonie, nous étions tous unis, peu importe nos origines.
En attendant le début officiel de la cérémonie, j'observais la foule. Combien de ces personnes étaient issues de pays touchés par la guerre, où des centaines de civils perdent la vie. J'ai pensé qu'ils étaient sûrement nombreux ceux et celles qui, près de moi, s'inquiètent souvent pour leurs proches demeurés loin là-bas. 
J'écoutais les allocutions de M. Coderre, M.Couillard ainsi que M. Trudeau avec attention. Tous les trois ont discouru sur la fraternité, l'entraide et la compassion. Puis je me suis souvenue du 6 novembre, où j'ai posté une enveloppe à chacun de ces messieurs, ornée d'un dessin, afin de les inviter à porter le coquelicot blanc en guise de respect envers les victimes civiles des guerres. Vont-ils y songer le 11 novembre prochain? Notre empathie ne doit-elle pas s'exprimer 365 jours par année?
Martine LacroixMontréal