Le tramway, un choix loin d'être désastreux

En réaction à la lettre d’opinion «Le tramway, un désastre?» de Jean Guilbault parue le 6 avril

Vous mentionnez, M. Guilbault, que le comportement humain n’a pas changé; depuis l’arrivée des autobus scolaires au début des années soixante, les automobilistes ont appris à respecter l’interdiction de dépasser un autobus scolaire lorsqu’il est arrêté, l’interdiction d’utiliser un cellulaire au volant et l’obligation de boucler la ceinture avant de démarrer. Et vous croyez qu’ils ne seront pas capables d’apprendre à partager la rue avec les tramways alors qu’ils le font depuis longtemps avec les cyclistes?

J’ai assisté à une séance d’informations publiques sur le tramway et il a été répété que les tramways seront limités à la vitesse de 50 km/h comme tous les autres véhicules, donc le bruit ne sera pas celui que vous prétendez.

Il va y avoir des feux de circulation aux arrêts permettant à la clientèle de traverser la rue entre l’abri-bus (ou l’abri-tram?) et le tramway.

Comme vous le mentionnez, le nombre de véhicules a plus que décuplé depuis 1948 et il va continuer au même rythme obligeant les autorités à agir avant la congestion générale.

Sur la colline parlementaire, il n’y a plus de place pour ajouter des autobus entre 16h et 17h, alors comment répondre à la demande croissante?

Chaque tramway va remplacer cinq autobus et, en passant au «Pôle d’échange Saint-Roch», laissera la clientèle qui le désire correspondre avec les tram-bus et les express pour se rendre à destination.

L’expert engagé pour installer un tramway à New York donne son opinion sur les problèmes de la circulation à New York qui sont plus complexes que ceux de Québec.

Les systèmes de tramways de Toronto et de Boston fonctionnent depuis 125 ans et celui d’Ottawa va être inauguré en novembre prochain, suivant l’exemple de plus de cinquante villes dans le monde. Autant de désastres à venir? Permettez-moi d’en douter!

Jean Breton
Québec