Selon le ministre Jean-François Lisée, la question s'impose depuis que cette gouvernance a été sévèrement mise en doute à la suite de nombreux témoignages embarrassants devant la Commission Charbonneau.

Le secret du succès du Fonds de solidarité

Comment le Fonds de solidarité peut-il enchainer de bons rendements année après année alors que sa vocation est de prendre des risques en investissant dans de petites entreprises? Depuis 2010, sa moyenne de rendement frôle le 7%.
Comment le Fonds de solidarité peut-il enchainer de bons rendements année après année alors que sa vocation est de prendre des risques en investissant dans de petites entreprises? Depuis 2010, sa moyenne de rendement frôle le 7%.
On sait que les ventes d'actions de ce Fonds sont fortement subventionnées par les deux ordres de gouvernement. Avec l'admissibilité au REER, l'action peut coûter aussi peu que 20% ou 30% à ses acquéreurs, ce qui gonfle le rendement réel obtenu par ceux-ci.
Or, les subventions publiques de 70% à 80% sur le capital servent au Fonds FTQ en très grande partie (40% du capital en principe) pour acheter des placements sûrs et des actions d'entreprises multinationales de la bourse américaine, entres autres. On peut consulter cette liste sur leur site. Leur portefeuille d'épargne en est un de rêve, des actions de banque, de pétrolières et de géants de la télécommunication par exemple pour environ 2 milliards $, puis des obligations de grande qualité de grandes corporation mais principalement des gouvernements fédéral et provinciaux pour environ 2,5 milliards $.
De plus, pour la portion investissement de développement, très peu sert à de vraies PME puisqu'on mise beaucoup sur des valeurs sûres au Québec, telles les Épiceries Métro, SSQ vie, Cogéco câble, Transcontinental inc, Bombardier, Rona inc, La Coop fédérée, SSQ Société d'assurance inc. et plusieurs autres du même type. On investit aussi dans de l'immobilier, des projets de condo et même, à une époque récente, dans des entreprises de Toni Accurso.
Ne serait-on pas mieux d'investir directement la portion de 60% dédiée aux PME et ne pas avoir à endetter l'État pour payer l'autre partie? On pourrait alors éviter de subventionner des achats d'obligations de l'Ontario puis des actions de multinationales qui servent au mieux à aider les économies des régions étrangères.
Jeannot Vachon, Québec