Le scrutin d'abord

Décidément, Jean-Pierre Charbonneau file un mauvais coton. Se disant «trompé» par Trudeau l'automne dernier au sujet de la réforme électorale fédérale, il se sent maintenant «trahi» par la non-convergence des partis en vue de déloger le PLQ lors des élections de 2018.
À la lumière de décennies de tromperies et de trahisons de la part des politiciens de tous les partis une fois au pouvoir, l'appel de M. Charbonneau envers «la souveraineté d'abord et on verra ensuite pour la réforme du mode de scrutin» n'est plus défendable. 
Il est impératif que le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN) se distancie rapidement des démonstrations théâtrales de sa trop visible éminence grise et surtout, de la confusion habilement montée entre d'une part, une réforme du mode de scrutin et d'autre part, un pacte électoral. 
On ne peut que souhaiter que le MDN, qui se prétend un organisme citoyen et non partisan, assume pleinement cette identité, en toute indépendance, afin de soustraire le débat sur la réforme du mode de scrutin à l'influence des intérêts politiques partisans, même affublés de l'étiquette «trans partisans», et de le remettre entre les mains de ses membres, d'abord et avant tout citoyens.
Line Bonneau, Montréal