Le risque de l’image

En réaction au texte «Des leçons de Catalogne pour le Québec: donnons-nous le temps» paru le 23 décembre

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Paul Crête a écrit un texte fort à propos, qui présente un objectif tout à fait pertinent dans le contexte de la campagne électorale de 2018 au Québec. Il propose aux Québécois de se «donner du temps» dans l’exécution des grands chantiers, notamment en ce qui concerne le système électoral proportionnel et l’indépendance. Selon Crête, il faut d’abord porter au pouvoir un gouvernement «fier de lui-même».

On peut y voir une utopie à la mesure du discours de Jean-­François Lisée lorsqu’il propose aux Québécois d’élire un parti dont ils seront fiers. Parvenir à un tel résultat représente un grand défi après les 14 années d’application de politiques néolibérales qui ont fait la rareté d’argent dans les services publics et ont causé des souffrances dans la population. Il faudra un doigté et une patience à toute épreuve pour redresser l’État et recoudre le tissu social tout en mesurant adéquatement la portée des politiques qu’il faudra établir. De toute évidence, elles ne devront pas être une copie de celles mises en place par le PLQ. L’année 2018 est l’année des électeurs. La réflexion sera de mise afin d’élire le bon gouvernement, celui qui présentera des candidats compétents et un programme progressif. S’appuyer simplement sur l’image est un risque à ne pas courir.

Jean-Marie Desgagné, Québec