Le rêve de Coubertin

La flamme olympique va bientôt s'éteindre à Rio. Mais les problèmes demeurent. Quand le climat politique va-t-il s'assainir? La violence prendra-t-elle enfin le large? Et les habitants des favélas? Ils n'ont certes pas envie de danser la samba tous les jours. Puis, il y a ce gigantesque compte de carte de crédit à payer. Oui, le Brésil aura besoin de beaucoup de lait au chocolat pour récupérer.
Et pour plusieurs de ces athlètes, couverts de gloire ou non, les gestes antisportifs seront présents dès leur retour à la maison. Je pense alors à ces pays où la guerre est un long marathon, où les droits de l'homme représentent une cible de tir au quotidien et où Noirs et Blancs ne font pas bon ménage comme dans un biscuit Oreo.
Toutefois, une médaille ne possède-t-elle pas deux côtés? Même si on oubliera la plupart de leurs noms en 9,81 secondes, soit la durée du 100 mètres, je persiste à croire que plusieurs de ces grands sportifs ont inspiré des milliers de jeunes à travers le monde.
Bien sûr, il y a ces sommes d'argent colossales, qu'on accuse de tuer l'événement à petit feu. Mais le CIO ne pourrait-il pas imposer aux prochains organisateurs une sorte de plafond pour les dépenses liées aux Jeux?
Ceux de 2016 nous ont donné l'espoir que, dans l'avenir, l'extravagant Big Mac pourrait céder le podium au simple hamburger avec viande, si possible sans hormones.
Non, le rêve de Pierre de Coubertin ne doit pas être mis K.O.
Martine Lacroix, Montréal