Le retour de la reine Margot

Je souhaite que beaucoup plus de femmes se présentent en politique. Je devrais donc me réjouir que Marguerite Blais demande à ce que son nom figure sur les bulletins de vote en octobre prochain. Après tout, la dame compte plusieurs années d’expérience, l’amour d’une bonne partie de la population lui est acquis et, surtout, elle a défendu avec vigueur ces gens qui lui tiennent à cœur... les aînés!

Je m’oppose pourtant à son retour en politique. Que la reine Margot change de couronne, cela ne me dérange point. Libéral ou caquiste, les deux couvre-chefs se ressemblent passablement.

Le problème, c’est que comme plusieurs autres députés provinciaux, l’ancienne élue a démissionné en cours de mandat. Selon moi, cela constitue une faute impardonnable.

Déçue de ne pas faire partie du conseil des ministres de Philippe Couillard, Sa Majesté se sentant répudiée a fait ses adieux à ses sujets de Saint-Henri–Sainte-Anne en 2015. En guise de souvenir, le royaume tout entier s’est retrouvé à nouveau avec une note de 550 000 $ à débourser, soit le coût d’une élection partielle. Encore une!

La nouvelle recrue de la CAQ aurait déclaré ceci : «Une société qui ne respecte pas ses aînés, elle a de gros problèmes!» Eh bien, je lui répondrais du tac au tac qu’une députée qui ne respecte pas l’électorat, elle a de gros problèmes!

Martine Lacroix, Montréal