Le renversement des alliances

La récente rencontre de Trump et de Poutine illustre le changement de paradigme de la politique étrangère du président américain. Dans ce qui semble être une improvisation naïve à un joueur, d’une durée d’un mandat déjà trop long, à la manière d’un électron libre qui possède sa vérité, le comportement de Trump inquiète fortement la classe politique américaine.

Tournant le dos aux alliés traditionnels des États-Unis, il se compromet dans des rapprochements douteux avec des leaders aux allures dictatoriales. Il lance son pays dans une guerre commerciale qui annule les avancées libre-échangistes, pour se cantonner dans un protectionnisme qui place ses partenaires dans des positions inconfortables.

L’incroyable sommet d’Helsinki demeurera longtemps dans les annales de la médiocrité de ce président américain qui semble repousser constamment les limites du ridicule. Loin de se fier aux différentes agences de sécurité de son pays qui dénoncent l’ingérence russe dans la dernière campagne présidentielle, particulièrement dans le clan Clinton, il accorde plutôt sa confiance à son homologue russe qui nie toute participation de son pays dans cette affaire.

Trump serait-il devenu moins allergique aux «fausses nouvelles»? Par son attitude hypocrite, le président républicain est-il en train de couvrir l’ingérence russe qui l’aurait, semble-t-il, aidé pour son élection? À qui le crime a-t-il profité? Sûrement pas à la représentante démocrate qui a été placée sur la défensive face à des tentatives de désinformation provenant d’un ennemi extérieur.

Marcel Perron

Neuville