Le référendum, non, la laïcité, oui

Paul Saint-Pierre Plamondon propose que le Parti québécois (PQ), s'il est élu en 2018, écarte l'idée de faire un référendum lors d'un premier mandat. Il a raison, car après le départ des libéraux, l'énergie requise pour rétablir le bon fonctionnement du Québec sera telle qu'il n'en restera plus pour organiser un référendum. Redresser le navire québécois sera une tâche importante et longue; cela exigera la présence d'une équipe de députés compétents.
Mais, Plamondon erre lorsqu'il propose de «mettre une croix... sur l'épisode de la charte des valeurs». S'il est vrai que le PQ a manqué de souplesse et de réalisme lors de l'étude du projet de loi en 2014, on doit se rappeler que cette charte de la laïcité était requise pour répondre aux recommandations de la commission Bouchard-Taylor, ce qui est encore vrai. Y voir une source de discrimination qui va contre le «principe de porte ouverte à tous les Québécois» fait penser à de l'électoralisme. Au Québec, les temps ne sont pas à la mollesse et à l'atermoiement en ce qui concerne l'imposition d'une laïcité nécessaire pour contrer les discours des promoteurs d'un islam sociétal.
Jean-Marie Desgagné, Québec