Après l'annonce d'une aide gouvernementale pour la construction d'une cale sèche à Gros-Cacouna, près de Rivière-du-Loup, les élus des MRC de Matane et de La Haute-Gaspésie demandent du soutien financier pour l'agrandissement de la cale sèche de Verreault Navigation des Méchins, située entre Matane et Sainte-Anne-des-Monts.

Le Projet St-Laurent

Dans le projet St-Laurent du premier ministre Philippe Couillard, y a-t-il une place pour les chantiers maritimes de Lévis et ceux de Les Méchins?
Pour le gouvernement du Canada de Stephen Harper, les chantiers maritimes du Québec ne font absolument pas partie de ses priorités, même si les chantiers de Sea Span de Colombie-Britannique et ceux de Irving de la Nouvelle-Écosse, enregistrent des retards de plusieurs années pour les livraisons des navires militaires et des brises-glace, de même qu'une explosion des coûts.
Ça fait déjà plus d'un an que le PLQ et la CAQ nous parlent d'un projet St-Laurent, mais c'est comme le bonheur, c'est pour plus tard. De fait, comment peut-on réaliser seul le développement du Saint-Laurent industriel et maritime, alors qu'Ottawa n'y consacre aucun sou, alors que le Québec assume 23 % de la facture des contrats fédéraux accordés à l'extérieur du Québec. Pour Ottawa, le Saint-Laurent doit servir au Canada, sauf au Québec. Il suffit de regarder l'attitude d'Ottawa depuis 20 ans, à l'endroit du chantier de Lévis et du chantier maritime du Groupe Verreault, de Les Méchins, pour comprendre que le Québec se débrouille seul.
Le seul projet qu'Ottawa va nous proposer, c'est celui d'un oléoduc qui risquera à tout moment sur sa durée de vie, de créer une catastrophe dont le Québec assumera seul les coûts, comme c'est le cas pour les centaines de sites miniers orphelins, et pour plus de 50 % de la facture dans le cas de la tragédie de Lac-Mégantic. Pourtant le Québec ne retire aucun revenu pour les risques liés au transport de matières dangereuses. Un Québec indépendant garderait le contrôle sur son territoire.
André Mainguy
Longueuil