Le prix de l'inaction

Je sympathise avec tous les sinistrés qui vivent une situation pénible et déstabilisante à moyen terme. Ce qui est le plus épouvantable, c'est le laxisme des politiciens qui pour des raisons bassement électoralistes ont laissé les élus municipaux et de plusieurs résidents de zones inondables agrandir ces zones et permettre le développement ou la reconstruction dans ces nouvelles limites. Beaucoup de résidents sont aussi responsables de leurs malheurs par leur désir de vivre près de l'eau même lorsque les compagnies d'assurances refusent de les assurer ou chargent une prime élevée.
Si les élus de tous les paliers de gouvernements ne mettent pas leurs culottes dans ce dossier, il y aura d'autres dégâts et des pires au cours des prochaines années. Une loi n'empêchera pas les rivières de déborder, mais réduira les malheurs aux personnes et les dommages aux biens si les limites de ces zones sont repoussées. Chaque catastrophe cause son lot de malheurs et coûte des millions de dollars de fonds publics. Cet impact pourrait être réduit en agissant promptement et en pensant aux conséquences de l'inaction.
Yves St-Louis, Québec