Le privé prêt à répondre à l’appel

En réaction au Point de vue «Les aînés bien logés et soignés grâce au privé» de Patrick Déry du 26 avril

Patrick Déry de l’Institut économique de Montréal a raison de dire que le gouvernement ne devrait pas hésiter à avoir recours aux CHSLD privés conventionnés pour le développement futur du réseau public. Comme il le dit si bien, «leur succès discret montre comment la logique entrepreneuriale peut procurer de meilleurs soins à un coût moindre pour l’État, tout en préservant leur accessibilité».

Je peux confirmer que les propriétaires-gestionnaires des établissements privés conventionnés sont prêts à participer au développement de nouvelles places de qualité en CHSLD pour les quelque 3000 aînés qui attendent depuis trop longtemps de se loger de façon sécuritaire et adaptée à leur degré d’autonomie. Et ce ne serait pas la première fois qu’ils prendraient part à une telle opération. À la fin des années 80, les établissements privés conventionnés ont répondu à l’appel de la ministre Thérèse Lavoie-Roux et ont créé et livré 1200 nouvelles places en moins de 15 mois pour désengorger le système et ils sont prêts à le refaire. 

Même si le mot «privé» se retrouve dans l’appellation des établissements privés conventionnés, et cela va en surprendre plus d’un, il s’agit de 57 CHSLD et de deux centres de réadaptation qui font déjà partie du réseau public depuis 60 ans. Ce qui me fait dire qu’ils en sont le secret le mieux gardé.

Mais pourquoi donc? Ils sont très performants, comme le souligne M. Déry, et ils ne coûtent pas plus cher à l’État que les CHSLD publics. Ils offrent des emplois de qualité avec les mêmes conventions collectives que dans le réseau public. En fait, les employés des établissements privés conventionnés (EPC) sont des employés du réseau avec tous les avantages que cela comporte. Les EPC paient des taxes et des impôts aux différents paliers gouvernementaux et ils offrent des milieux de vie sécuritaires et stimulants dans des établissements à échelle humaine où les propriétaires-gestionnaires sont accessibles. Qui dit mieux?

Annick Lavoie, directrice générale, Association des établissements privés conventionnés