L'absence de l'année, selon le chroniqueur François Bourque : la peinture du pont de Québec.

Le pont du CN et l'oléoduc

Si une entreprise de la taille du Canadien National, qui fait des profits importants, refuse d'entretenir le pont de Québec, lequel est sa propriété, pourquoi aurions-nous confiance que l'oléoduc d'Énergie Est soit entretenu à la hauteur des dangers pour les prises d'eau des villes en aval de la traversée « Saint-Augustin-de-Desmaures et la Rive Sud de Québec » ?
Le pont de Québec vieillit comme on le constate, la rouille ronge non seulement la peinture, mais plusieurs pièces d'acier sont à changer. Des boulons traversent déjà les pièces d'acier sans lien avec les charges de conception. Si rien n'est fait, un de ces jours, on apprendra que le Pont de Québec est sur le point de s'effondrer, même si ce n'est pas pour les prochaines années.
Le message que le CN envoie à toutes les entreprises qui nous soumettent des projets à hauts risques est le suivant : si vous ne forcez pas le CN à prendre ses responsabilités, il y a bien des chances que l'oléoduc d'Énergie Est, connaîtra la même dérive, d'autant plus que l'usage du pétrole finira bien par être remplacé par autre chose pour la propulsion des transports.
Le Québec compte des centaines de sites miniers orphelins, là où les exploitants que l'on rencontre dans les assemblées d'actionnaires garantissaient la remise à niveau de chacun des sites à la fin des travaux d'exploitation. Pourtant, le gouvernement nous annonce une facture de plus d'un milliard de dollars, et ce sont des citoyens surtaxés comme le répète le gouvernement libéral, qui devront assumer les factures, comme toujours.
Les maires de Québec et de Lévis ont raison de faire des démarches auprès des actionnaires du CN, même si certains se moquent de leur approche.
André Mainguy
Longueuil