Le pissenlit des routes

De retour comme le pissenlit tenace, le nid-de-poule fait appel à des solutions d'éradication efficace.
C'est l'aboiement des contribuables à bout de patience. Enfin, l'opposition faiblarde et presque symbolique a quelque chose à dire qui a du mordant. La gestion de la neige et des ordures; on niaise pas avec ça. Malgré la virtuosité administrative de l'équipe Labeaume, l'hiver et ses caprices sont source d'embarras. Les nids-de-poule en progression s'ajoutent à d'autres irritants susceptibles de faire basculer la cote de satisfaction. Les grands projets ne font pas oublier les suspensions amochées et les réparations onéreuses. Mais grande est la résignation du citoyen se contentant de maugréer, de zigzaguer, de répondre aux sondages et aux reportages de circonstance; du déjà dit stérile. Les nids-de-poule colmatés sans succès sont, comme d'autres incuries, traités avec timidité ou désinvolture. On évite, en quelque sorte le resurfaçage pas seulement des rues. L'usure ignorée, l'art de remettre à demain; c'est omniprésent. Il est urgent d'avoir les deux mains sur le volant.
Douglas Beauchamp, Québec
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Un vote libre
À Justin Trudeau, premier ministre du Canada
J'apprends par la télévision et les journaux que vos ministres et députés devront rester «fidèles à la ligne du parti» et n'auront pas droit au vote libre à propos de «l'aide médicale à mourir» et au nom de la Charte des droits et libertés. Que c'est étrange. Au nom des droits et libertés, vous «enlevez» ceux des membres de votre parti. Réfléchissez à cela, Monsieur le premier ministre, et ne nous décevez pas.
Gabrielle Roberge, Québec
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Merci pour ce geste anodin
Nous étions plusieurs à attendre que ce soit notre tour de franchir le petit corridor qui mène à la salle d'opération, au sixième étage de l'Hôpital Saint-Sacrement. 
Plusieurs à être stressées de vivre ce moment.
Plusieurs à sentir les frissons nous parcourir, quand soudain une infirmière est venue mettre sur moi une couverture chaude qui sortait directement de la sécheuse.
Quelle gentillesse, quelle humanité!
C'était l'avant-midi du 23 juillet 2015. Merci pour ce petit geste anodin qui a fait toute la différence pour réchauffer mon coeur. 
Un peu de chaleur humaine pour calmer ma peur. À ce moment, je ne me sentais pas comme un numéro.
Marie-Reine Dontigny, Québec