Le Phare, un autre Concorde

La Ville de Québec avait délivré le permis de construire le Concorde sans droit, avant de changer le zonage de strictement résidentiel à commercial, hôtellerie. Ce changement a été fait plus tard.

Le Concorde est venu écraser la trame urbaine à l’échelle humaine, en plus de briser la Grande Allée à tout jamais. Le Concorde n’avait pas l’acceptation sociale. Une pétition le démontrait. Le Phare reproduit l’erreur du Concorde. C’est une gigantesque hideuse structure qui écrase la trame urbaine à l’échelle humaine, passant outre à l’acceptation sociale. Ce genre de développement crée deux gagnants et beaucoup de perdants. Le développeur s’enrichit, la Ville récupère des taxes. Les résidents perdent l’environnement qui leur ont fait acheter leurs résidences à cet endroit. Auraient-ils des droits acquis à sauvegarder leur environnement? La ville de Québec, une des plus belles d’Amérique du Nord avec San Francisco pour son échelle humaine et son histoire, aurait avantage à cesser de jouer à New York pour flatter l’égo de nos dirigeants déconnectés de la population et de son bien-être. Les oiseaux seront aussi gagnants en se régalant de la vue qui s’offre à eux.

Bruno Riendeau, Québec