Le pape François et les Québécois

Lors d’une récente visite des évêques du Québec au Vatican, le pape François s’est livré à deux confidences :

1) Lors d’une pause café, il a déclaré à Mgr Marc Pelchat qu’il priait tous les jours pour cinq pays en particulier et que l’un de ces cinq pays était le Québec.

2) Lors d’une rencontre de groupe avec ces mêmes évêques, il a émis l’opinion suivante : «La raison principale pour laquelle les laïcs du Québec ne s’impliquaient pas en pastorale était le manque de formation continue de son clergé.»

Je ne me souviens pas que ces confidences aient fait grand bruit dans les nouvelles du jour. Que la prière du saint pape, jumelée à une meilleure formation continue du clergé québécois, conduise notre Église de Québec à un renouveau qui parlerait surtout aux jeunes me semble un beau défi à relever. Notre Église, en plus de se dire «une», pourrait aussi devenir plus «sainte». Travailler à mieux fonder et mieux transposer sa vue du Christ dans la vue trinitaire amènerait peut-être cette Église à passer d’une dimension noétique des Vérités à croire, à une dimension de communication personnelle, dynamique, dialogique avec la Parole, dimension voulue par l’Esprit du concile Vatican II et très partiellement reçue par son clergé mal formé.

André Doré, Québec