Le nom bâtard du Bora Parc

Le nouveau parc aquatique du Village Vacances Valcartier est sûrement une magnifique réalisation, mais son nom est une faute linguistique qu'une entreprise québécoise aurait pu facilement éviter.
«Bora Parc» est un nom bâtard. Ce sont des mots français sur une syntaxe anglaise : écrirait-on «Victoria Parc»? C'est aussi une faute pour les anglophones puisqu'on devrait écrire «Bora Park» si on voulait vraiment se fendre en quatre pour leur faire plaisir...
Dire correctement «Parc Bora» n'aurait pas empêché les touristes de «vivre la chaleur de la Polynésie» et respecterait la langue officielle du Québec. Pour le même prix.
Gaston Deschênes, historien, Québec
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Un pieux fédéraliste
Une chose est certaine, peu importe la couleur politique des analystes, tous s'entendent à dire que Stéphane Dion connaît une sortie assez cavalière de la politique fédérale active où la reconnaissance est aussi rare que des orignaux avec des ailes. 
Stéphane Dion, natif de Québec, 28 septembre 1955, fils de l'ancien professeur et politologue Léon Dion, a connu une carrière universitaire bien remplie qui lui aura permis d'entrer en politique avec des armes bien fourbies. 
Cependant, il voua un culte remarquable et indéniable au fédéralisme notamment avec son grand fait d'armes qui est la fameuse loi C-20, adoptée en 2000, qui accorde à Ottawa l'approbation ou non du résultat d'un futur référendum et de la clarté de la question. Pourtant la démocratie québécoise est opérée et administrée par l'Assemblée nationale. «Sinon qu'ossa donne?»
Michel Beaumont, Québec
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Fortifications inachevées
«Les fortifications de Québec arrivent toujours en tête des sites fédéraux les plus courus de la province», peut-on lire dans Le Soleil du lundi 9 janvier dernier. Près de deux millions de touristes auraient parcouru les vieux murs au cours de l'année 2015-2016 : deux millions de personnes qui n'ont pu jouir d'une expérience totale et qui sont probablement restées sur leur appétit. 
En effet, trois travaux d'aménagement seraient requis pour compléter le grand tour des fortifications : construction de nouvelles portes du Palais et Hope, dans le même esprit que la porte Prescott surplombant la côte de la Montagne, et installation d'une passerelle au-dessus de la rue McMahon. 
Ces aménagements pourraient faire l'objet d'un concours d'architecture : qu'ils soient de facture contemporaine constituerait un atout certain. L'ensemble permettrait aux visiteurs d'enrichir considérablement leur perception spatiale de l'histoire de la ville et de ses alentours. 
Lors du 400e anniversaire de Québec, en 2008, la promenade Samuel-De Champlain redonnait le fleuve aux Québécois. Pourquoi ne pas leur offrir le Grand Tour des fortifications pour le 150e anniversaire du Canada? Un cadeau qui gagnerait la faveur de tous les Canadiens et hisserait la ville de Québec aux côtés de Carcassonne, de Saint-Malo, d'Aigues-Mortes et bien d'autres.
Gilles Matte, architecte retraité
Saint-Augustin-de-Desmaures