Le monstre et la parole du maire

Que vaut la parole d’un politicien? SVP, ne riez pas! Voici quelques années, notre mairesse décida que Sainte-Foy devait avoir son hôtel de ville. Un référendum en décida autrement, mais nous avons quand même notre Hôtel de Ville.

Un peu plus tard, il s’est construit l’édifice Jules-Dallaire de 29 étages. À ma connaissance, les citoyens s’étaient résignés pour 17 étages. Cela a passé à 19 puis à 29 étages sans que l’on sache trop pourquoi ou nous ne le savons que trop! Mais une entente a été prise, une promesse a été faite que les futures constructions dans le secteur ne dépasseraient pas 29 étages.

Aujourd’hui, le Groupe Dallaire veut construire 65 étages et notre maire s’en réjouit au lieu d’y mettre un bémol et de faire respecter l’entente. Il délaisse son habit de maire pour prendre celui de promoteur immobilier et il essaie de nous vendre la salade Dallaire. Pas grave dira-t-il, respirez par le nez!

L’exemple qui me vient à l’esprit est comme si M. Labeaume rêvait, pour l’accompagner dans ses déplacements officiels, d’une femme à la beauté parfaite. Elle aura beau avoir l’intelligence, la finesse, l’élégance et encore plus, cela ne lui suffit pas. Ce n’est pas en phase avec son nouveau «dada» : le Phare. Pour être vraiment en phase, il se l’imagine donc mesurant 16 pieds. Là, elle va attirer l’attention et nous la verrons de très loin.

M. Labeaume, cette jolie dame aura beau être habillée avec goût, porter des bijoux superbes, il demeure qu’à 16 pieds ce sera un monstre. Peut-être un beau monstre, mais quand même un monstre dont la grandeur apportera son lot de problèmes. Vous ne pensez pas que la modération a bien meilleur goût? Ouf j’y pense! Je crains que le mot modération ne fasse pas partie de votre vocabulaire.

Alors puisque vous nous traitez comme des enfants, et qu’on ne demande pas l’avis des enfants pour prendre des décisions aussi importantes, je vous dirais : ne nous faites pas subir SVP les conséquences de vos excès.

Claude Ferron, Québec