Le métier le plus noble

En réaction au texte «Justice pour tous, vraiment?» de M. Michel Giroux
Je suis vraiment tanné que la population québécoise crache le venin de sa jalousie sur nos médecins dévoués. Oui, ils gagnent cher, oui, ils peuvent se payer des vacances et de belles maisons, mais n'oublions pas qu'ils travaillent comme des cinglés pour nous guérir et nous sauver la vie. La profession de médecin requiert de nombreux sacrifices, qui consistent souvent à étudier jusqu'à l'âge de 30 ans, à faire quelques années sans aucun salaire et à faire de 2 à 8 années de résidence à un salaire de 40 000$ par année, et ce, même s'ils ont déjà un doctorat en poche. Et plusieurs d'entre eux doivent travailler jusqu'à 90 heures par semaine pour le bien-être de leurs patients. En plus de tout cela, le gouvernement impose aux médecins en début de carrière de faire au moins deux ans de pratique en région éloignée. Voilà qui complique drôlement la vie de ceux qui ont des enfants et dont le conjoint est plus ou moins mobile à cause de son emploi.
Vous faites également la comparaison avec la faible hausse de rémunération des fonctionnaires. Cette comparaison est boiteuse, car les fonctionnaires travaillent la moitié moins d'heures par semaine et ont étudié en moyenne 3 années de cégep pour obtenir leur DEC.
Il est dommage de s'en prendre ainsi à ceux qui nous sauvent la vie. Il s'agit, selon moi, du métier le plus noble, et il doit être payé en conséquence. Si vous voulez jouir des mêmes avantages, allez faire leurs parcours étudiant et professionnel et revenez me voir, je suis certain que vous changerez de discours.
Jean-Philippe Michaud, conjoint d'une médecin dévouée
Québec