Le mépris social

En réaction au texte de Gilles Simard Les pauvres ne sont pas une marchandise publié le 24 décembre
Gilles Simard touche un bon point quand il dit que «les pauvres ont leur sensibilité». En tant qu'artiste à la merci de l'aide sociale pour survivre, je suis d'accord avec lui. Et qu'aucun animateur de radio poubelle d'extrême droite ne vienne me ressortir le sempiternel refrain : «Au lieu de chialer, trouve-toi donc une vraie job!» En filigrane, on peut clairement y percevoir le mépris de la droite envers des gens comme moi, aussi rares soyons-nous! 
Les gens de théâtre sont animés de principes, au même titre (et souvent davantage) que ceux qui les méprisent! Mépriser un être humain, c'est attaquer sournoisement ses principes... et, dans certains cas comme le mien, leur faire éprouver du rejet et des idées suicidaires. Comme quoi, la droite, aussi essentielle soit-elle à l'équilibre de notre liberté démocratique, peut être méchante, et parfois inhumaine. 
La lutte contre le mépris social va bien au-delà d'un simple chèque!
Luc J. Vigneault, Québec