Le maire et le clocher

Le 28 août 2017, une inclinaison inquiétante du clocher de l'église de Saint-Sauveur a conduit à sa fermeture. Des travaux de stabilisation et de réparation dont les coûts restent à établir sont en cours. Une estimation préliminaire chiffre ces coûts à environ 1,4 million $. En attendant la fin des travaux, les messes paroissiales sont relocalisées dans la sacristie. Je me suis rendu à la messe en fin de semaine dernière, et la capacité d'accueil de la sacristie est limitée pour le nombre de fidèles. Ce local est exigu; sa vocation première n'étant pas d'accueillir une célébration de masse. Par exemple, il y est impossible de faire place à la chorale.
Il est urgent que les autorités publiques apportent une aide diligente à la paroisse afin d'exécuter rapidement les travaux dont les coûts ne pourront être supportés par les paroissiens de Saint-Sauveur. Le ministère de la Culture s'est dit prêt à apporter un soutien financier dès cette année. Cette contribution s'inscrit dans le cadre de l'Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture visant à consacrer 30 millions $ sur 10 ans à partir de 2018, dont 15 millions $ de Québec et autant du ministère de la Culture, afin de restaurer huit églises à valeur patrimoniale de Québec, y compris l'église de Saint-Sauveur. 
J'interpelle directement le maire sortant de la Ville de Québec d'en faire autant. La contribution de la Ville de Québec est le geste adéquat à poser dans le cadre du 150e anniversaire de la paroisse de Saint-Sauveur qui est célébré cette année. Elle évitera à cette paroisse, témoin de l'histoire du quartier, de clore les célébrations de son 150e anniversaire sans son clocher. 
Mbaï-Hadji Mbaïrewaye, candidat de Démocratie Québec à l'élection municipale dans le district de Saint-Roch-Saint-Sauveur