Le maire et la critique

Le maire Régis Labeaume m'a fait l'insigne honneur de répondre personnellement à mon commentaire publié dans Le Soleil la semaine dernière. J'en suis flatté. Donnant l'exemple du rétrécissement de la circulation sur la rue Dalhousie, j'ai émis l'opinion que notre maire a pris de mauvaises décisions dans certains dossiers, avant que la pression populaire l'oblige à une volte-face. Je demandais par conséquent où est passé le maire qui était le défenseur des citoyens?
Le cas de la rue Dalhousie illustre la justesse de mon propos, un autre retournement spectaculaire en quelques jours. Quant au ton de sa lettre, il confirme ce que je pense de son attitude en général. Je n'ai pas l'intention de rétorquer aux attaques personnelles (je suis fier d'avoir dirigé les salles de rédaction des deux quotidiens de Québec) qui s'apparentent aux tactiques de Donald Trump aux États-Unis, un autre politicien qui compose mal avec la critique. Espérons que ce n'est pas un prélude à ce qui nous attend en campagne électorale.
Donald Charette, Québec