Le leadership et Bombardier

En 1978, la compagnie Chrysler est au bord de la faillite lorsqu’un dirigeant dynamique, Lee Iacocca, en prend la direction en se donnant un salaire de 1$ pour tenir compte de la situation de l’entreprise et réussit à obtenir un prêt du gouvernement américain de 1,5 milliard$.

Grâce en grande partie à son leadership et à sa crédibilité, toute l’équipe Chrysler se mobilise derrière lui et l’entreprise rebondit de façon spectaculaire; la compagnie devient rapidement profitable et rembourse son prêt sept années avant l’échéance prévue.

En 2015, le gouvernement du Québec investit 1,3 milliard$ dans le programme CSeries de Bombardier et en 2017 le gouvernement du Canada octroie un prêt de 372 millions$.

On connaît la suite. Au moment où l’entreprise était dans une situation de faiblesse, quasi au bord de la faillite, les dirigeants actuels ont eu l’idée géniale de se voter des augmentations de salaire ainsi que des bonus. Depuis ce temps, Airbus a pris le contrôle de la CSeries, l’action de la compagnie fait du surplace et on annonce le congédiement de 5000 employés.

On parle ici d’absence de fibre entrepreneuriale et de valeurs morales. Tout le contraire de ce qu’on doit enseigner à nos jeunes qui veulent œuvrer dans le monde des affaires pour servir la communauté dont ils sont issus.

Claude LaFerrière, Saint-Augustin-de-Desmaures