Le ministre Pierre Moreau

Le journalisme selon Saint Paul

Du journalisme d'enquête, il n'y en aura jamais trop. Du moins, jusqu'à ce qu'on ait repéré, attrapé et fait coffrer les trop nombreux filous du monde politique d'abord, ainsi que d'autres milieux au sein desquels ne serait censé se développer ou perdurer aucun filoutage. À savoir les milieux judiciaire, parajudiciaire et policier notamment.
Contrairement aux déclamations de Pierre Moreau, le problème en ce moment ne vient pas des médias ou journalistes s'«acharnant», mais bien plutôt des politiques s'acharnant à ne pas vouloir savoir, à ne pas vouloir qu'on sache, à ne pas vouloir reconnaître. 
Imaginez, Saint Paul écrivait, il y a 2000 ans déjà, que lorsqu'on agit bien, on n'a pas à craindre le courroux d'autorités. Aujourd'hui, faudrait-il donc inverser ce précepte en suggérant aux autorités - politiques, judiciaires ou policières - qu'elles n'ont rien à craindre du monde «ordinaire» ou des reporters, si elles marchent droit, disent vrai, font bien, bref si elles se comportent en tout, partout et toujours avec justice, équité et honnêteté?
Denis BeauléMontréal