Le hockey et le français, ça fait pitié

Les séries éliminatoires de hockey débutent, et notre langue française va y goûter. C'est honteux de voir l'emploi de termes anglais par les analystes ou soi-disant experts à l'émission L'Antichambre à RDS, à Morissette en direct à TVA Sports, ainsi que dans d'autres émissions à la radio.
Nous sommes au Québec, où la langue officielle est le français, et nous entendons entre autres «game», «scorer», «net», «goal» «driver au net», «goaler», «poke», «power play», au lieu de «match», «marquer un but», «filet», «but», «gardien de but», «se diriger au filet», «gardien de but», «rondelle ou disque», «avantage numérique», etc.
Il me semble également que les verbes «jouser» et «continusser» n'existent pas, alors qu'on entend régulièrement «s'ils jousent comme des...», ou encore «il faut qu'ils continusssent à...».
L'Office de protection de la langue française devrait peut-être s'attarder aux droits des consommateurs en regard du français utilisé dans les émissions consacrées au hockey, à la radio et à la télé. Ce sont des émissions qui s'adressent à des auditeurs et téléspectateurs en majorité francophones. Il semble donc logique de les respecter, de s'adresser à eux et de les informer dans la langue qu'ils maîtrisent le plus. 
Le sport n'est pas une excuse pour manquer de respect à notre langue. C'est simple et pas extravagant de bien parler, et parler correctement notre langue peut se faire même en parlant de hockey. Doit-on tolérer la détérioration de notre langue à cause du hockey?
Jacques Emond, Rivière-du-Loup
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Grande traversée... en anglais!
Avec grand intérêt, j'ai regardé la première émission La Grande Traversée, relatant l'épopée de nos ancêtres partis de France au 17e siècle. C'était la dernière fois que je la regardais.
La Société Radio-Canada n'est pas assez respectueuse de l'histoire pour fournir un équipage qui parle français. Vous ne le croirez pas, mais l'équipage s'adresse en anglais aux participants qui représentent les colons, nos ancêtres. Comme s'il était impossible de trouver un équipage francophone. Quelle stupidité toute canadienne. 
Après la série de CBC sur l'histoire, qui montre des Anglais propres et triomphants et des francophones idiots et pouilleux, c'est une belle suite.
Sylvain Sauvé, Québec