Prime Minister Justin Trudeau holds his first caucus meeting on Parliament Hill in Ottawa on Thursday, November 5, 2015. THE CANADIAN PRESS/Sean Kilpatrick

Le grand paradoxe

Reconnaissons que cette cérémonie d'assermentation des membres du cabinet Trudeau fut émouvante.
En particulier pour ceux et celles qui croient toujours que ce pays demeure, aujourd'hui comme dans le passé, le meilleur outil pour assurer l'avenir politique des Québécois de souche française. Le grand paradoxe de cette élection dans le cas du Québec, aura été le virage provoqué par le discours anti-Harper, un discours le plus souvent tenu par les intellectuels, journalistes et nationalistes bien-pensants qui a contribué à faire naître l'espoir dans le parti que l'on sait. Et cela, même si, 6 mois plus tôt, Justin Trudeau, le fils de l'autre, nous semblait parfaitement inapte pour assumer une telle fonction. Ce n'est là qu'un aspect d'un ensemble plus vaste qui explique ce virage. Mais dans la perspective historique, cet événement est sans doute le signe d'une fin de cycle. Celui que Lysiane Gagnon, chroniqueuse à La Presse, appelle «le cycle stérile et autodestructeur de l'isolationnisme ».
Claude Poulin
Québec