Le grand marché : une erreur

Le projet de construction du grand marché public sur le site d'Expo-Cité a pour but véritable de dynamiser le centre Vidéotron, cet «éléphant blanc». Pour se faire, on déshabille Jacques pour habiller Jean. On débâtit la ville. On rejette le concept du vrai marché public avec étals de produits frais des agriculteurs locaux dans un lieu sans «fla-fla», comme au marché du Vieux-Port.
Le concept dévoilé le 8 juin présente un gros centre d'achat froid, aseptisé, qui n'a rien de commun avec un authentique marché public. On y ajoute même une bibliothèque, une rue principale et d'autres rues secondaires, des cours de nutrition, etc.  Qui veut aller à la bibliothèque, à des cours, etc., quand il veut acheter ses carottes fraîches et d'autres aliments? Qui veut aller s'enfermer dans un autre centre d'achat quand il veut aller au marché public? Le marché du Vieux-Port représente l'authentique et véritable marché ou il fait bon se rendre et casser la croûte sur la terrasse face à la marina du bassin Louise. Qui voudra aller s'enfermer sur le boulevard Hamel au milieu de rien sauf les camions et les motos. 
Le marché du Vieux-Port est un succès. Il doit demeurer. Son site exceptionnel au bord de l'eau avec promenades et piste cyclable est très fréquenté et très prisé par la population. Il constitue un attrait touristique important que le boulevard Hamel ne pourra jamais offrir. Il doit demeurer. Ce projet doit être abandonné. Il n'a aucun sens pour le bien des citoyens. Il n'est pas désiré par la population, qui veut garder le Marché du Vieux-Port.
Bruno Riendeau, Québec
***
Ineffable M. Fournier
Après s'être préoccupé des francophones du Canada (hors Québec), notre ineffable ministre Fournier s'inquiète maintenant de la minorité anglophone québécoise (base solide d'électeurs libéraux). Peut-être qu'un jour ce monsieur va-t-il trouver le temps de s'inquiéter et de se préoccuper de l'avenir de la nation québécoise, seule nation francophone d'Amérique du Nord, que le gouvernement dont il fait partie a comme premier devoir d'assurer ? J'ai mes doutes. Et vous?
Normand Breault, Montréal