Le gouvernement en aide à Amazon

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
En avril dernier, François Legault claironnait sur tous les toits que la relance de l’économie du Québec passait par l’achat local en mettant sur pied une nouvelle vitrine Web des produits d’ici, Le Panier Bleu.

Or, on apprend qu’Investissement Québec (IQ) multiplie en ce moment les efforts pour rapprocher les PME québécoises du géant américain controversé Amazon, une entreprise de commerce électronique américaine en ligne basée à Seattle. En effet, du 7 au 11 septembre, IQ invite les entreprises québécoises à participer à une «Rencontre virtuelle d’acheteurs Amazon Canada» pour «mieux comprendre les procédures d’achat de ce grand distributeur».

«Ça fait vraiment colonisé. C’est rare de voir le berger amener lui-même ses brebis chez le loup. C’est pas mal ça qu’est Amazon pour les commerçants et distributeurs du Québec… Je n’ai pas compris dans la description de tâches du ministre de l’Économie qu’il est rendu lobbyiste et facilitateur pour Amazon. Je ne sais pas ce que l’on fait là», déplore Vincent Marissal, député de Rosemont de Québec Solidaire, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’économie.

Devant l’étalage d’un paradoxe aussi inconcevable mettant en compétition Le Panier Bleu, une initiative visant la promotion et l’achat des produits québécois, et le géant Amazon, force est d’admettre que le «nationalisme» du gouvernement Legault est pour le moins fortement teinté du courant mondialiste! Qu’en pensez-vous, M. Legault?

Henri Marineau, Québec

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EN ATTENDANT UN POSSIBLE RECONFINEMENT!

Depuis juillet-août, des pays comme le Maroc, les Philippines, la Colombie, l’Argentine, le Portugal, l’Espagne, l’Afrique du Sud et l’Australie, ont été reconfinés partiellement ou en totalité devant la recrudescence de la COVID-19 sur leurs territoires. Même aux États-Unis, 11 États ont reconfiné certains de leurs secteurs.

Selon un sondage commandé par le Globe and Mail, début août, 7 Canadiens sur 10 étaient alors favorables à retourner en confinement s’il y avait une recrudescence de la COVID-19 au pays. Plusieurs se disaient même prêts à voir des commerces non essentiels fermer à nouveau.

Québec a pris la sage décision jeudi de fermer les karaokés. Mais selon moi, tous les bars seraient dus pour une refermeture prochainement, après tous les cas d’éclosions que nous y avons observés dernièrement. Et un registre des clients imposés aux propriétaires des bars ne me semble pas l’idée du siècle. Cela me semble difficilement applicable.

Alors, le gouvernement Legault attendra-t-il que la deuxième vague anticipée frappe pour vrai, avant de reconfiner partiellement ou en grande partie notre territoire? Là est la question.

Yvan Giguère, Saguenay

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DESTITUTION DEMANDÉE

Nous apprenons aujourd’hui que le président Donald Trump a sciemment minimisé en mars la menace de la COVID-19, qui finirait par disparaître «comme par miracle», selon lui, alors qu’en février il disait tout le contraire au journaliste Bob Woodward, que c’était «un truc mortel».

Le candidat démocrate à la présidence, Joe Biden, a tout à fait raison quand il affirme que le président «avait les informations; il connaissait le danger; il a menti aux États-Uniens».

En octobre 1998, la Chambre des représentants a entamé une procédure de destitution (ou impeachment) à l’encontre du président Bill Clinton parce que celui-ci avait nié, sous serment en cour, avoir eu des relations sexuelles avec Monica Lewinsky, ce qui avait pourtant été le cas.

Si une fellation niée a pu entraîner une procédure de destitution, des déclarations mensongères d’un président ayant coûté la vie à des dizaines de milliers d’États-Uniens devraient a fortiori en entraîner une. Elle ne débouchera pas, certes, les républicains étant majoritaires au Sénat, mais elle pourrait faire du tort au principal intéressé. Pour la première fois, un président états-unien subirait cette humiliante procédure à deux reprises, de quoi faire passer Trump à l’histoire, côté obscur.

Sylvio Le Blanc, Montréal