Le français de Peter MacKay

Visiblement, le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), Peter MacKay, a du pain sur la planche avant de pouvoir s’exprimer convenablement dans la langue de Molière. En effet, lors de son discours annonçant sa candidature à la chefferie du PCC, il a réussi à commettre de multiples erreurs linguistiques, et ce, malgré la présence de deux télésouffleurs devant lui. Et pourtant, ce n’est pas d’hier que le député de Pictou-Antigonish-Guysborough en Nouvelle-Écosse aspire à devenir chef. Conséquemment, on aurait dû s’attendre à ce qu’il se familiarise avec les deux langues officielles au Canada, ce qu’il a renoncé manifestement à faire.

Toutefois, comme Peter MacKay part favori de la course, ses appuis se montrent tolérants, comme le lieutenant du parti au Québec, Alain Rayes, qui a affirmé que le prochain chef n’a pas à être «bilingue parfaitement». L’important, a-t-il dit, c’est que les candidats se montrent sensibles aux enjeux du Québec.

Ce serait sous-estimer l’importance que les Québécois accordent à leur langue,  à moins que les analystes ne surestiment l’importance du Québec pour le Parti conservateur!

Henri Marineau, Québec