Le Fonds vert sur la sellette

Le rapport accablant du Conseil de gestion du Fonds vert recommande que seulement 71 actions sur 185 devant favoriser la transition écologique méritent d’être poursuivies. Il conclut qu’un virage majeur s’impose pour optimiser l’utilisation des budgets du Fonds vert afin d’appuyer la réalisation de mesures environnementales et favoriser le développement durable du Québec.

Aux dires de François Legault, «C’est géré n’importe comment!... [Il y a] plusieurs ministères qui pigent et il n’y a aucune optimisation en fonction de la réduction des [gaz à effet de serre], donc beaucoup de travail à faire». Pour sa part, la ministre de l’Environnement, MarieChantal Chassé, déplore l’absence de reddition de comptes du Fonds vert.

Sous le gouvernement Couillard, le Québec s’est donné un objectif de réduire ses émissions de GES de 20% sous leur niveau de 1990, et ce, d’ici 2020. Il est minuit moins quart. Le défi pour le nouveau gouvernement est prioritaire d’autant plus que le Fonds vert est essentiellement financé par les recettes du marché du carbone et que la facture est largement assumée par les automobilistes, qui paient plus cher leur essence à la pompe.

Reste à voir comment le gouvernement Legault réussira à redresser la situation et à attribuer au Fonds vert les lettres de noblesse qui s’imposent!

Henri Marineau
Québec

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LE CHAUFFAGE AU BOIS BIENTÔT ENCADRÉ?

En réaction à un article paru dans Le Soleil du 19 décembre

Je pense qu’on dépense inutilement du temps (et mes taxes) à la poursuite d’une solution simple et séduisante qui ne donnera que peu de résultats vérifiables : on se trompe de cible! Je suis un humble citoyen de la haute-ville qui allume son foyer pour agrémenter ses soirées d’hiver. Je suis une source de pollution certes, mais hélas bien peu significative dans la balance environnementale, pourvu que la qualité de l’air que je respire soit concernée.

Pendant que l’on me pointe du doigt, je remarque que mon incinérateur municipal crache 365 jours par an de la fumée sans qu’on sache toujours ce qu’elle contient. En prenant une marche, j’observe que les autobus qui sillonnent la ville à longueur de journée polluent mon environnement. De même, tous les livreurs de mon quartier en rajoutent une couche. Il en va de même pour toutes les équipes embauchées par la Ville : pour le déneigement, l’enlèvement des ordures, la collecte du matériel recyclable… Avant de s’occuper de mon foyer qui brûle deux cordes de bois par hiver, nos élus municipaux et autres pouvoirs publics n’auraient-ils pas d’autres vraies sources de pollution dont il faudrait s’occuper en priorité et dans l’intérêt commun?

Michel-Claude Demers
Québec