Le fleuve n’est pas au Port de Québec

Le Port de Québec vient de nous faire part de son projet «vert» de terminal de conteneurs dans son secteur Beauport. Selon le schéma final, cet ajout coiffe l’énorme site de vrac de 90 hectares constitué dans les années 60 par remblayage du fleuve. On veut y ajouter 13 hectares, soit un million de mètres cubes de remblai équivalant à 77 000 transports par camion.

Il est assez paradoxal d’oser parler d’un projet «vert» parce que les opérations seront électrifiées, cet ouvrage nécessitant aussi des travaux de dragage du fleuve, bouleversant encore plus la flore marine et l’habitat de plusieurs espèces dont le bar rayé. Il altérera le paysage de Québec de manière définitive.

On admet d’emblée qu’il y aura des impacts sonores et visuels puisqu’on prévoit un mur de huit mètres comme mesure d’atténuation, ce qui en dit long. Les conteneurs empilés par cinq font 15 mètres de haut. 

Ce projet semble à l’encontre du développement du littoral-est promu par la Ville de Québec et la Commission de la capitale nationale ainsi que de la revitalisation de la zone Maizerets-Limoilou.

Il est temps que le Port réalise qu’il est dans une ville unique et qu’il maximise ses installations au lieu d’empiéter encore sur son fleuve!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille