Le fardeau des ménages

Statistique Canada vient de nous apprendre que le revenu médian des ménages québécois se situe au 12e rang sur les 13 provinces et territoires, avec 59 822 $. Comme si ce n'était pas suffisant, le fardeau fiscal des individus et des entreprises de la province est le plus lourd au pays, indiquait le Conference Board du Canada le 2 mai dernier.
Lorsqu'il était président du Conseil du trésor, Martin Coiteux déclarait : «On vise une certaine réduction du fardeau fiscal des Québécois. Pourquoi? Parce qu'il est le plus élevé au pays, le plus élevé en Amérique du Nord.» Lors de la campagne électorale de 2014, Philippe Couillard avait indiqué qu'il consacrerait la moitié d'éventuels surplus budgétaires au paiement de la dette et l'autre à des baisses d'impôts.
Malgré ce qui est cité ci-dessus, le «sauveur» du Québec n'a pas daigné respecter son engagement lors du surplus-surprise de 2,2 G$, sans compter 1,5 G$ versés dans le Fonds des générations pour l'année budgétaire 2016-2017. 
Ah oui, j'oubliais! Il nous a tout de même gratifiés d'une baisse d'impôt de 55 $ par personne pour l'année budgétaire 2017-2018. Wow! Non seulement ça, l'endettement des ménages s'accroît, et le nombre de maisons saisies a augmenté de 16 % en 2016, pour atteindre 2753 maisons délaissées au Québec. Ces faits justifieraient depuis 2017-2018 des baisses d'impôts, tels que promis.
Je termine avec cette citation de Claude Péloquin : «Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves! C'est assez!»
Claude Dutil, Saint-Georges