Selon les auteurs de l'étude, il ne suffit pas de s'assurer que la population est en mesure de se nourrir, mais il faut aussi vérifier qu'elle a accès à des aliments de qualité.

Le droit de manger

J'ai entendu cette semaine une vedette inviter les gens à être généreux lors de la Guignolée des médias. «Nous, nous avons la chance d'avoir de quoi manger.» Cette dame - elle n'est pas la seule - oublie que manger n'est pas une chance, pas un privilège, mais un droit. L'expression plus vraie devrait plutôt être : «Nous, nous avons la chance de voir respecté notre droit d'avoir à manger». C'est plus qu'une question de mots. C'est une perspective différente qui nous fait passer de la «charité» à la «justice», tout en n'empêchant personne de contribuer généreusement à la Guignolée. Elle nous invite cependant à lutter contre toutes les structures socio-économiques d'une société comme la nôtre qui, entre autres, trouve «normal» qu'un travail de 40 heures au salaire minimum ne permette pas de dépasser le seuil de pauvreté et donc de se nourrir correctement. «Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant, ainsi qu'à sa famille, une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale», dit la Déclaration universelle des droits humains de l'ONU. Joyeux temps des Fêtes à tous! Que votre droit à manger correctement soit enfin respecté! À l'approche du 10 décembre, Journée internationale des droits humains, que toujours plus de personnes contribuent à faire respecter tous les droits fondamentaux reconnus depuis 1948.
J'ai entendu cette semaine une vedette inviter les gens à être généreux lors de la Guignolée des médias. «Nous, nous avons la chance d'avoir de quoi manger.» Cette dame - elle n'est pas la seule - oublie que manger n'est pas une chance, pas un privilège, mais un droit. L'expression plus vraie devrait plutôt être : «Nous, nous avons la chance de voir respecté notre droit d'avoir à manger». C'est plus qu'une question de mots. C'est une perspective différente qui nous fait passer de la «charité» à la «justice», tout en n'empêchant personne de contribuer généreusement à la Guignolée. Elle nous invite cependant à lutter contre toutes les structures socio-économiques d'une société comme la nôtre qui, entre autres, trouve «normal» qu'un travail de 40 heures au salaire minimum ne permette pas de dépasser le seuil de pauvreté et donc de se nourrir correctement. «Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant, ainsi qu'à sa famille, une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale», dit la Déclaration universelle des droits humains de l'ONU. Joyeux temps des Fêtes à tous! Que votre droit à manger correctement soit enfin respecté! À l'approche du 10 décembre, Journée internationale des droits humains, que toujours plus de personnes contribuent à faire respecter tous les droits fondamentaux reconnus depuis 1948.
Normand Breault
Montréal