Le deuil avant l'oubli

Manchester. Un attentat revendiqué par le groupe armé État islamique. Une vingtaine de morts. Une cinquantaine de blessés. Des gens apeurés. Du sang. Des policiers qui sont ou font semblant d'être en contrôle.
Une fois encore, on verra des gens allumer des bougies sur le lieu de la tragédie. Certains apporteront des toutous, surtout que la foule était en grande partie composée d'adolescents. D'autres glisseront entre les bouquets de fleurs de petits mots d'affection à l'endroit des victimes. Quelques minutes de silence seront observées un peu partout sur la planète.
Vers le Royaume-Uni seront dirigés des messages de chefs d'État condamnant cet acte terroriste et assurant les Anglais de leur soutien. La Grande-Bretagne, scène d'horreur, recevra sans doute plus d'attention que des pays tels l'Irak, la Syrie ou le Nigéria.
Theresa May et Élisabeth II prononceront des discours, ponctués de quelques larmes. Puis on va oublier, jusqu'au moment où cela va recommencer, là ou ailleurs... 
Que faire? Même James Bond aurait été perplexe...
Martine Lacroix, Montréal