Le «Député...» au parc Montmorency

En réaction au texte d’opinion «Un député errant» de Gaulin, Rioux et Deschêne, paru le 14 juill

Messieurs Gaulin, Rioux et Deschênes dénoncent avec raison le refus de l’administration fédérale d’installer la réplique du monument «Député arrivant à Québec» d’Alfred Laliberté au parc Montmorency.

Le refus d’Ottawa de placer le «Député » sur les terrains occupés à l’époque par le parlement québécois jusqu’à la fin du 19e siècle devrait être l’occasion de poser la question de l’autorité tutélaire des lieux.

Le parlement québécois a siégé parc Montmorency à partir de 1792. Le gouvernement du Bas-Canada (donc du Québec) a acheté le terrain en 1831, lequel est devenu territoire «provincial» en 1867. Il a été rétrocédé au gouvernement fédéral après l’incendie du palais législatif en 1883.

Le parlement québécois sis parc Montmorency fut le témoin des débats parlementaires pendant au moins 60 ans (1792-1838,1867-1883). Cela représente une partie importante de l’histoire parlementaire et politique du Québec. Aussi serait-il de mise que l’administration du parc soit confiée à la Commission de la capitale nationale. Cela peut prendre quelques années, mais, à ce moment-là, on pourra rapatrier le «Député arrivant à Québec», égaré place de l’Assemblée nationale, et le «loger» sur le territoire du parlement de l’époque, lequel lui sera plus familier.


Gaston Bernier

Québec