Liberal leader Justin Trudeau, Green Party leader Elizabeth May and New Democratic Party leader Thomas Mulcair listen as Conservative Leader Stephen Harper take part in the first leaders debate Thursday, August 6, 2015 in Toronto. THE CANADIAN PRESS/Frank Gunn

Le cul-de-sac de l'économie canadienne

Jeudi soir, il y a eu débat entre les candidats qui espèrent gouverner le pays. On a comme d'habitude parler d'économie en des termes répétitifs et peu convaincants. C'est toujours la même histoire qui se répète : on est incapable de parler du vrai problème : l'économie canadienne souffre du mal hollandais.
Quand le baril de pétrole est à son plus haut niveau, le Québec souffre d'un manque d'investissement de la part du fédéral et la valeur du dollar augmente sans cesse. Il n'y en a que pour le pétrole. Alors les industries manufacturières québécoises n'arrivent plus à rivaliser avec le reste du monde, nos produits coûtant trop cher et ne se vendant évidemment pas. A contrario, quand le prix du baril de pétrole diminue sans cesse, l'Ouest perd des plumes et le Québec manufacturier est encore incapable de se relever puisqu'il continue d'être peu compétitif. Dans ce cas, il faut que le dollar baisse énormément pour que nos exportations augmentent. Bref, y a-t-il un parti politique fédéral qui va avancer une politique économique pour briser ce carcan dans lequel le Québec poireaute depuis des décennies? Parizeau le disait souvent : «ll faut investir dans la recherche et le développement pour rendre nos manufacturiers plus compétitifs et les soutenir davantage.» Et cela doit venir autant du fédéral que du provincial. Batêche ! Faisons-nous encore partie de ce grand pays ou pas?
Lévis Bouchard
Québec