Le CSeries, une bonne affaire

L'investissement du gouvernement du gouvernement du Québec dans le CSeries de Bombardier est souvent jugé risqué par les commentateurs politiques et bien sûr l'opposition. Est-ce qu'on sait compter?
Si j'étais milliardaire, il me semble que me faire proposer d'embarquer à presque 50 % pour 1,3 milliard $ dans un projet dont toutes les embûches et incertitudes de la conception, du développement, des tests et de la certification sont choses du passé et dans lesquels le promoteur a déjà investi au-delà de 5 milliards $ pour un produit prêt à vendre, je dirais OUI. Pensez-y, on n'a qu'à faire des efforts de mise en marché, prendre les commandes et les fabriquer... En affaires, il y a toujours des risques, mais dans ce cas particulier, le risque technologique est à zéro: l'appareil vole, il me semble que ce n'est pas rien.
Le Québec fait une bonne affaire, tout en s'assurant du maximum de retombées en matière d'emploi et de fierté: concevoir et fabriquer des jets commerciaux, c'est toute une évolution depuis les patentes du fondateur qui ont tant inspiré le génie créatif des Québécois. Bravo!
André Verville, Lévis